Au-delà des froufrous !

Au-delà des froufrous, des ongles manucurés et des coiffures toujours impeccables, des combats se mènent dans l’ombre...

Petit focus aujourd’hui sur ces guerrières en jupons qui mènent en silence un bras de fer contre l’endométriose.



L’endométriose ? Késako ?

C’est une maladie gynécologique décrite pour la première fois par Karel Rokitansky en 1860, qui touche une femme sur 10. L’endomètre (tissu utérin) va coloniser d’autres organes, à proximité ou à distance de l’utérus. Les localisations les plus fréquentes de l’endométriose sont les ovaires, les trompes, le péritoine, les zones situées entre la vessie, l’utérus et le vagin et celles situées entre le vagin et le rectum.


Les symptômes

D’un point de vue générale on vous fera bien souvent la liste non exhaustive suivante : règles douloureuses, infertilité, troubles digestifs, troubles urinaires, fatigue chronique, douleurs pelviennes, dyspareunie (douleurs lors de rapports sexuels)…

Mais si je devais vous décrire mes propres crises avec mon cœur, je vous dirais que j’ai l’impression d’avoir un bâton de dynamite qui explose et me déchiquète l’intérieur du ventre. Et dans ces moments de crises violentes ma seule issue c’est de supplier que cela cesse et de pleurer en silence, les deux genoux à terre.


Le diagnostic ?

Parlons-en d’ailleurs de ce silence ! La plupart des femmes atteintes d’endométriose vous exposeront leur facilité à dissimuler leurs maux et de souffrir dans le plus grand des silences...Pendant que d’autres iraient aux urgences après avoir malencontreusement marché sur un Lego ou avoir cogné un coin de meuble…

Sommes-nous surhumaines ? Bien sûr que non ! Mais quand on met en moyenne 7 ans à nous diagnostiquer, on apprend vite à souffrir en silence...Pour ma part, il aura fallu 15 ans. Et vous, auriez-vous tenu aussi longtemps avec un bras cassé ?

Beaucoup pensent que l’endométriose n’est qu’une maladie psychique, et qu’il est normal d’avoir mal pendant ses règles. Certains gynécologues assurent même que l’on parle trop de cette maladie, qu’il s’agit d’un mot à la « mode ». Un machisme médical qui ralentit bien trop souvent les diagnostics et la recherche.


« SI L’ENDOMÉTRIOSE AVAIT ÉTÉ UNE MALADIE D’HOMME, ON AURAIT DÉJÀ UN VACCIN ! »


LE SAVIEZ-VOUS ?


Marilyn Monroe souffrait elle aussi d’endométriose. En avril 1952, la star est hospitalisée au Cedars of Lebabon Hosipital de Los Angeles pour une appendicite. Sur son ventre, elle a accroché un mot écrit de sa main, à destination du chirurgien qui va l’opérer.

On y lit « Cher Dr Rabwin, coupez aussi peu que possible (…) Etre une femme signifie beaucoup pour moi. Sauvez, s’il vous plait (…) ce que vous pouvez », écrit-elle. « Vous avez des enfants et vous devez savoir ce que cela signifie (…) Je sais que vous le ferez ! Merci (…) Cher Docteur, pas d’ablation d’ovaire et s’il vous plait faites ce qui est entre votre pouvoir pour éviter de grandes cicatrices. Je vous remercie de tout mon cœur », poursuit-elle. Les médecins auraient alors découvert que la jeune femme n’avait pas l’appendicite mais qu’elle souffrait d’endométriose. A l’époque, seule une opération permet de poser ce diagnostic. Entre 1952 et 1962, Marilyn Monroe subit sept interventions destinées à la soulager », écrit ainsi le Docteur Martin Winckler dans son livre « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les règles sans jamais avoir osé le demander ».

Au quotidien, les douleurs gâchent la vie de l’actrice, comme le relate son biographe Anthony Summers dans ‘Les vies secrètes de Marilyn Monroe’, paru en 1985. Jim Dougherty (son premier mari) raconte : « Norma Jean souffrait terriblement pendant ses règles, elle était terrassée par la douleur. » Dans cet ouvrage, on va découvrir qu’il arrivait fréquemment à la star, lorsqu’elle était au volant, de s’arrêter brutalement et de bondir hors de sa voiture et de s’accroupir sur le bord de la route, cassée en deux. L’endométriose pourrait peut-être avoir causé son infertilité et ses deux fausses couches. Certains médecins vont plus loin et estiment qu’elle aurait développé son addiction aux antidouleurs. Quand on sait qu’elle est décédée d’une overdose médi